• mars 2017
    S D L Ma Me J V
    « juin    
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Journaliste Ferme Ta Bouche

    Journaliste Ferme Ta Bouche

  • Journalist no protected!

    Journalist no protected!

  • Pub

    CLIQUEZ ICI, C'EST COOL ET GRATUIT !
  • Accueil
  • > Notre pays l’Algérie est sale

Notre pays l’Algérie est sale

L’Algérie est sale, très sale, et les immondices sont là, exposées à la vue et aux nez, et les gens et les responsables vaquent à leurs « occupations » comme si de rien n’était, nullement incommodés par les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent

Algérie-Ordure

En somme, l’Algérien, qu’il soit un responsable ou un citoyen lambda, ne semble pas du tout gêné par les ordures qui s’amoncellent un peu partout dans le pays. Il paraît s’en accommoder.

C’est la preuve que les leçons de morale sur la propreté, qui foisonnent dans le discours politique, les prêches religieux, les cafés et les livres scolaires, ne sont que des mots. En Algérie, on parle beaucoup. Ça jacte sans répit. Et nous savons que l’abondance des paroles est inversement proportionnelle à l’action.

Beaucoup parmi les responsables qui sont payés grassement pour s’occuper soigneusement et rigoureusement de ce pauvre petit pays ne le font pas. Pourtant, ils sont très nombreux à être concernés par la chose publique. Que font-ils au juste ? Ils font ce qu’ils peuvent.

Ils bricolent. Ils produisent de jolis mots qui sonnent bien mais creux. Comme ces amandes vides à l’intérieur, ou abritant des trucs ratatinés immangeables. Il faut les écouter, quand ils se mettent à façonner le monde avec des mots, le geste large, ruisselants de passion et d’enthousiasme. Mais c’est tout. Des paroles.

Utilisées souvent comme on utilise une échelle. Pour monter vers les sommets qui permettent de calmer les frustrations qui pullulent dans le corps. Le problème, c’est qu’après avoir parlé, ils croient dur comme fer qu’ils ont travaillé et qu’ils ont changé les choses. Et ils le disent partout où ils rencontrent une oreille attentive.

Ou simplement une oreille qui n’a rien à foutre et qui s’ennuie. Ou alors une oreille qui a des idées derrière la tête. Ou ces oreilles qu’on met de temps à autre dans la remorque d’un camion afin qu’elles applaudissent dans un meeting.

Et pendant que ça cause, la saleté, elle, continue allègrement d’envahir la contrée. D’avancer comme une fatalité. D’enlaidir un environnement déjà suffisamment laid. De nourrir les chiens et les chats errants qui ont envahi tous les espaces, y compris l’université, où ils se promènent parmi les étudiants et les enseignants sans la moindre inquiétude, aboyant parfois effroyablement après eux, se multipliant en toute sécurité, les veinards !

La saleté sert aussi d’aires de jeux pour des élèves à qui des instituteurs ressassent les dangers de la pollution et les vertus de la propreté. C’est que l’école algérienne est une école qui apprend à ses écoliers les bienfaits de l’hygiène dans un environnement d’une saleté repoussante. Il suffit de visiter les toilettes de cette école pour avoir une idée des dangers que courent nos enfants et particulièrement nos filles.

C’est que là aussi on parle. La réforme du système éducatif. Joli assemblage de mots. Très joli. Même des universitaires qui sont censés avoir un peu de jugeote font dans le discours avec une jubilation contagieuse. Ils ont la bouche et la plume bourrées de mots qui sonnent bien mais creux.

Comme les amandes de tout à l’heure. Des mots qu’on est allé glaner dans le Canada et la Belgique, confondant l’environnement du petit Canadien et l’environnement du petit Belge avec celui du pauvre petit Algérien.

Ils sont tellement fascinés par ces mots importés qu’ils ont oublié que le petit Canadien et le petit Belge ne risqueront jamais de rencontrer sur leur chemin une benne à ordures où des ordures pourrissent sous le soleil.

Mais le petit Algérien n’est pas un idiot. Il a compris depuis longtemps, le malin, que les adultes qui s’occupent de son avenir à tous les niveaux vivent dans le discours, et qu’ils lui demandent de reproduire ce discours dans sa copie, c’est-à-dire de les imiter. Il sait que l’école algérienne raconte des histoires qui n’ont rien à voir avec le monde et les gens qui l’entourent.

Alors, pour avoir la paix et une note convenable, il apprend par coeur ses leçons sur la propreté. Il emmagasine dans sa petite tête de mioche rusé les jolies phrases qu’on lui sert.

Dans un F3 où l’eau est une denrée rare stockée dans des jerricans et des bouteilles en plastique, et situé dans un quartier où les immondices sont déposées à même le sol où elles se décomposent pendant des heures et parfois des journées entières.

Pourrissant l’atmosphère et grouillant de vers et de mouches, ces dernières envahissant sa maison pour se reposer quand elles sont rassasiées.

De deux choses l’une : soit que ces responsables sont incapables de produire des idées pour nettoyer ce pays, soit ils sont fascinés par autre chose qui les empêche de bosser et de faire le travail pour lequel ils sont payés grassement. Dans les deux cas, on les plaint sincèrement et leur souhaite un prompt rétablissement.

Pourtant la chose est facile. Le pays a beaucoup d’argent et l’Algérien peut vivre avec l’aumône qu’on appelle chez nous un salaire. Il s’est tellement habitué le pauvre qu’il pourrait trimer une journée complète pour quelques sous.

Les sceptiques n’ont qu’à faire un tour dans les chantiers que chante sans répit une certaine presse. Là-dedans, des bougres bossent comme des mulets, bouffent de la carentita infecte arrosée de limonade infecte, dans une poussière suffocante et infecte, et rentrent chez eux le soir, le corps esquinté, dans un foyer où il n’y a pas suffisamment d’eau pour se nettoyer convenablement, pour percevoir à la fin du mois une misère qui leur bousille les nerfs, tellement ils ne savent pas comment la gérer.

S’ils n’avaient Dieu vers Qui ils lèvent leurs mains et leurs yeux chaque fois qu’ils désespèrent, ils auraient été détraqués par ces calculs inextricables.

Même un ordinateur serait incapable de les aider. Rien que de penser à ce qu’ils endurent les pauvres, on a envie de pleurer de honte. On a envie de se cacher. Pour ne pas assister à ce spectacle.

Les responsables qui eux ne sont pas victimes de ces calculs qui détraquent les nerfs devraient de temps en temps aller dans les chantiers et observer ces êtres humains. Ceux-là ne parlent pas, ils triment. Quand ils parlent, les mots qu’ils prononcent font partie du travail.

Et quand ils parlent dans le vide, quand ils s’amusent, leurs paroles sont gaies et vivantes et on a envie de les écouter pendant des heures.

C’est qu’ils savent causer et vivifier la langue, ces gens-là. Ce qu’ils disent n’a rien à voir avec la langue de bois éreintante que maîtrisent les politiques qui pensent l’avenir de la nation.

Mais revenons à notre sujet : la saleté qui recouvre le pays. Nous voudrions à présent parler de ceux qui sont censés nous représenter à Alger.

Les députés, par exemple. Ces gens qui sont censés être nos porte-parole. Où sont-ils ? Maintenant qu’ils perçoivent un « salaire » qui fait dix fois celui d’un enseignant au lycée, on devrait les voir plus souvent au travail.

Mais non. Ils sont encore fatigués par l’énorme boulot qu’ils ont dû faire pour être augmentés. C’est ainsi que le jour où on a décidé de gonfler leurs appointements, ils ont levé la main comme un seul homme.

D’un coup. En dehors de quelques-uns qui ont exprimé leur vif désaccord mais qui n’ont pas démissionné. C’est que c’est difficile de quitter un espace aussi généreux et de revenir vers une vie quotidienne qui a rempli les hôpitaux et les asiles du pays. Donnons-leur aussi un peu de temps. Quand ils auront fini de régler leurs problèmes, ils s’occuperont des nôtres.

Et de la saleté qu’ils voient tous les jours. Espérons seulement qu’ils vivent assez longtemps pour qu’ils en aient le temps. Il nous faudra aussi avouer que ce n’est pas facile de représenter le peuple avec un « salaire » qui évoque un cadeau. Ils ne vont tout de même pas contrarier ce Destin merveilleux qui les a arrachés à la vie végétative que mènent ceux qui ont voté pour eux.

Mais peut-être qu’ils ne la voient pas cette saleté, nos responsables et nos députés ? Peut-être qu’ils trouvent la chose normale ? Qui sait ? L’habitude fait des miracles. Elle transforme des choses anormales en choses naturelles.

Sinon, comment expliquer que dans tout le pays il n’existe pas un seul jardin public digne de ce nom ? Comment expliquer que nos cités sont des dortoirs ? D’une laideur accablante. Où les locataires, à défaut de square et de bancs publics, utilisent des morceaux de carton et des pièces de parpaing comme des sièges.

Comment expliquer l’absence des toilettes publiques ? Nos responsables et nos chers députés ont-ils une idée de ce qu’endurent nos femmes et nos filles quand elles sont obligées de s’attarder dehors et qu’elles ressentent ce besoin naturel ? Si, poussés par cette nécessité humiliante, les hommes se soulagent où ils peuvent, comment peut-on admettre que des femmes subissent cette torture ? Mais ce sont des femmes ! Elles n’ont qu’à rester chez elles ! Dans le foyer ! Le monde extérieur, c’est pour les mâles ! C’est notre brillante culture qui raconte cette histoire.

Et puis, c’est peut-être mieux comme ça pour elles. En effet, puisque ce monde extérieur leur est interdit, personne ne pourrait les accuser de la saleté qui règne dehors. En plus, il faut avouer aussi qu’elles n’arrêtent pas de nettoyer chez elles.

Elles sont propres. Du coup, on est face à une évidence : les immondices qui s’accumulent sur le pays, elles n’ont rien à voir avec. Vous avez donc deviné juste.

Mais il ne faut pas désespérer. Viendra un jour où il y aura chez nous des gens comme M. Poubelle. Qui ne seront pas fascinés par leurs entrailles et ne laisseront pas leur pays se transformer en poubelle.

Wald Hlal

5 Réponses à “Notre pays l’Algérie est sale”

  1. zohairsafir dit :

    L’algerie n’est si sale comme vous le dite.
    soit tu connait pas toutes les villes d’algerie;et elles sont nombreuses;ou soit tu fait des comparaisant aec des pays developes qui ont les moyens humains ;materiels et techniques pour une bonne gestion des dechets urbains.
    parcontre certaines villes sont tres prorpes ou moyennement propres commme le cas de mascara.

  2. Citoyenne dit :

    D’abord, merci d’avoir publié ce post ; les Hommes comme vous se font bien rares…
    Basta de cette hypocrisie qui nous ronge : oui nous sommes sales, très sales, nous sommes des égoïstes sans civisme qui ne pensons qu’à nous débarrasser de nos déchets à la moindre occasion, au moindre recoin, sur la verdure, sur les fleurs, sur le béton, dans l’eau (marine, saumâtre ou douce)…L’essentiel c’est que chez nous ce soit nickel, qu’on se la pète devant nos voisins, nos amis et nos familles de cette propreté, fusse-t-elle hypocrite et dégueulasse!

    Une bouteille par-ci, un ticket par là, de la chique par-ci, de la merde par là…et pour couronner le tout, des crachats semés sur nos chemins pour nous empoisonner la vie! Le comble de l’hypocrisie, c’est que nous utilisons encore le mot « hachakoume » pour des futilité! mon pied hachek, lahmare hachek, le chien hachek!!!! Moi je dis : « ntouma hachakoume, oui!!! épargnons les chiens et les ânes SVP! »

    Tout est une question d’éducation. En répondant à Zohairsafira, je dirai que vous avez tout faux, Monsieur ou madame,! je pense que vous n’avez pas de notion d’hygiène, que vous vous complaisez dans la saleté à tel point que pour vous ce n’est pas sale!

    Et enfin, je crois que pour nous comparer aux pays civilisés qui en sont au tri des déchets, au lombricompostage, aux énergies renouvelables, etc. Il faudrait d’abord qu’on commence chez nous à mettre nos ordures dans les bacs et pas par terre, pour espérer un jour en arriver au tri! en conclusion, contrairement à ce que vous dites, c’est loiiiiiiiiiiiiiin d’être une question de moyen, c’est une question d’éducation!!!

    NOUS SOMMES SALES…PAR EGOISME!!!! (suffit de voir les universités d’Alger, c’est des dépotoirs, pourtant les agents nettoient sans cesse, les poubelles sont partout!)

  3. Abdeka dit :

    Salut, l’Algérie est l’un des plus sale pays du monde. Autant que citoyen de Mascara, je tiens a répondre à Safir, que Mascara est également sale, voir trig El Oued et Rekaba. Tu aime Trig El Oued ? Des fruits, légumes, pains, poissons et autres produits alimentaires exposés sur un grand Egoux (Oued Toudmane).
    Sans autre commentaire.

  4. Aissa Bouazza dit :

    Commentaire de lakhdar/
    pour connaitre l’Algérie, il faut connaitre l’algérien, c’est connu l’algérien est devenu sale peut être malgré lui, mais il est sale et ce qui reflète sur le pays , nos responsable sont sales alors…

  5. Nordine dit :

    Bonjour, je suis algerien je vis en france depuis des années maintenant et effectivement l’algerie est un pays sale, les gens balancent les ordures par la fenetre, dans les piscines les hommes crachent par terre comme si rien n’était. Les femmes balancent les couches des enfants dans l’eau. Les plages en algerie ya du cable partout, des bouteilles plein le sable, des poches poubelle qui flottent, des couteaux même, et infesté de pneu. Alors pour répondre à notre incule qui disait que on ne connait pas l’algerie, pour te dire une chose, c’est que il faut assumer que l’Algerie bien que j’aime mon pays, est bien l’un des pays les plus sale du monde. Quand je vais dans des mosquées rempli de poussiere des WC avec des mouches et les gens qui tirent même pas la chasse d’eau etc… Je peux t’en donner des exemples oui la mentalité des gens niveau respect de la planete est vraiment au plus bas. Dans la religion un musulman doit etre propre et rendre propre son environnement, donc en résumé l’Algerie qui est un pays musulman ne respecte pas cette regle de propreté. Pour terminer l’Algerie pourrait devenir l’un des pays les plus beaux du monde si ils commencaient pas ca.

Laisser un commentaire

 

MY SECRETS |
melimelo |
francesondage |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ARBIA
| hors-micro
| Le blog de Lucas Destrem - ...